
L’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) de demain se dessinera pour moi comme une institution résolument moderne, ancrée dans une dynamique de décentralisation et d’innovation. Si l’administration centrale demeurera à Cocody, l’université se déploiera à travers plusieurs communes d’Abidjan sous la forme d’Unités de Formation et de Recherche (UFR) autonomes. Ce modèle, inspiré des grandes métropoles universitaires, facilitera l’accès aux infrastructures académiques tout en désengorgeant le campus principal. Chaque UFR disposera ainsi de locaux adaptés et de ressources pédagogiques optimales, favorisant une meilleure répartition des étudiants et une spécialisation plus poussée des formations.
Par ailleurs, l’admission à l’UFHB reposera sur un test d’entrée généralisé à toutes les filières, permettant une sélection plus rigoureuse des étudiants et un contrôle des effectifs. Ce filtrage qualitatif garantira des promotions mieux encadrées et des conditions d’apprentissage optimales. Dans le même temps, une revalorisation substantielle des salaires des enseignants sera mise en place afin de stimuler leur engagement et d’assurer une transmission du savoir empreinte de passion et de rigueur académique. Cette politique salariale s’accompagnera d’un investissement accru dans les infrastructures pédagogiques, avec des laboratoires modernes, des bibliothèques numériques et des équipements de pointe adaptés aux exigences contemporaines de la recherche et de l’enseignement.
Enfin, l’université opérera une transition complète vers la numérisation, optimisant ainsi son administration et ses services académiques. Les inscriptions, la gestion des notes, l’accès aux ressources pédagogiques et la communication institutionnelle seront entièrement digitalisés, réduisant les lourdeurs administratives et améliorant l’efficacité des interactions entre étudiants, enseignants et personnel administratif. Ce virage numérique, combiné à une gouvernance rationalisée, inscrira l’UFHB dans une ère nouvelle où excellence académique et innovation seront les maîtres-mots.
Par Jean Philippe